06 décembre 2009
L'après-vie
Il y a longtemps, la mère que je suis avait décidé de ne pas se reproduire. Des personnes, scientifiquement mieux armées que moi, m'avaient fait admettre que la vie ne pouvait qu'être limitée en durée, que l'individualité siégeait dans le cerveau, que la conscience n'existait chez l'humain que parce que son cerveau était plus volumineux que celui des autres espèces. Je trouvais stupide d'infliger à son hypothétique progéniture un contexte aussi dénué d'intérêt que celui de vivre pour la minute, en tentant d'oublier chaque jour un épilogue aussi certain qu'insatisfaisant. En parallèle, ma vie socio-professionnelle stagnait tellement dans sa médiocrité monotone, qu'elle aurait bientôt régressé.
Plus tard, l'étude de l'astrologie fit vaciller mes certitudes, en contredisant tout ce que ces mêmes scientifiques revendiquaient fièrement savoir. Prenant conscience de la prétention de cette science qui ignorait, voire méprisait d'autres sciences non moins respectables, je vis s'ouvrir un océan de possibles spirituels dans tout ce que "la" science refusait de gratifier de ses recherches. Je m'amuse d'ailleurs aujourd'hui à voir certains de ces mêmes scientifiques se hasarder à des explications rationnelles de ce que pourrait être la "catastrophe de 2012", c'est à mourir de rire. Mais économisons notre mépris, eu égard au nombre de nécessiteux (Chateaubriand).
Mon thème natal me fit également réaliser une faculté que je me méconnaissais ; celle de percevoir de forts messages de l'inconscient, ce qui semble m'être périodiquement confirmé au fil de mes lectures et de mon expérience (cette impression de voir accréditées, très régulièrement, des thèses qui recevaient la faveur de mes croyances). Reste à savoir de quoi l'inconscient provient (cerveau ? inconscient collectif ? forme de mémoire individuelle ancienne ?) mais là n'est pas la question pour le moment. Comprenant qu'avec les sceptiques je n'avais fait que perdre du temps, je me remis en marche sur le Chemin vers des hypothèses que je souhaitais mettre à l'épreuve, et plus tard je décidai que j'aurai des enfants.
Quand j'ai lu pour la première fois l'"Après-Vie" d'Hélène Renard, il y a environ 3 ans, la persistance d'une forme d'existence individuelle après la mort du corps ne faisait plus aucun doute dans mon esprit. C'est d'ailleurs amusant de constater comme ma vie matérielle s'est toujours plus pleinement réalisée quand j'étais plutôt dans une période de foi que dans une phase de doute. Comme si le doute me paralysait, et que cette apathie retentissait sur tous les aspects de ma vie. Au contraire, dès qu'il me semble comprendre le mécanisme subtil de la vie dans sa globalité, je redeviens créative, inspirée et, me semble-t-il, plus lucide (consciente ?) dans tous les domaines. La vie étant créative par essence, cela me laisse à penser que cette foi, bien qu'égo-satisfaisante, soit en accord avec l'ordre de l'univers et de la Nature.
Plus récemment, au détour d'une "découverte scientifique" que je trouvais relatée sur un forum, le doute me fit violemment faire marche arrière. Alors je l'ai relu.
Sur un forum toujours, j'avais un jour entendu quelqu'un écrire : "à la différence de beaucoup d'entre vous, moi je ne crois pas, je sais". J'enviais cette absence de doute assumée, que je ne saurais revendiquer malgré cette intime conviction tenace. Toutefois, je ne comprendrai jamais pourquoi la mort est si taboue dans nos sociétés occidentales modernes ; cette volonté de nier, de cacher, de taire cette fatalité commune à tous pour tenter d'effacer sa réalité. Pourquoi l'harmonie parfaite et la complexité inconcevables d'un corps humain et de la Nature dans sa globalité, n'ont-ils pas raison de l'arrogance scientifique et matérialiste ? Pourquoi les rationalistes s'affirment-ils sans complexe, revendiquant la supériorité de leur intelligence, là où les "croyants" n'osent se dévoiler qu'en huis-clos ? Pourquoi des milliers de témoignages sur l'après-vie concordent, mais se taisent face à l'attitude de la société occidentale moderne toute entière ? La Vie ne saurait-elle exister qu'en étant matière, visible et palpable ? Je crois que nous sommes plus que la rencontre hasardeuse de molécules et d'atomes, que dis-je, je sais.
Apaisée et éclairée, je vais pouvoir reprendre ma route là où je l'avais arrêtée, sur la voie des Séphiroth de la Kabbale, qui se posent actuellement comme mes chaînons manquants entre l'astrologie, la magie, la Nature (par les plantes), le corps et la question des différents plans d'existence. La Wicca a certainement sa place dans cet ensemble, mais en tous cas, ce n'est pas ma route.
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Léon Denis, autre grande figure du spiritisme, avance une explication étonnamment "moderne" :
"Notre connaissance de l'univers se restreint ou s'élargit selon le nombre et la finesse de nos sens... Si, par la suite du développement organique de certains êtres dans leurs divers milieux appropriés, leurs moyens de perception leur permettaient d'entrer en relation avec ceux dont l'organisation est différente, il n'y aurait là rien de surnaturel ou de miraculeux mais simplement un ensemble de phénomènes naturels soumis à des lois encore ignorées. Or c'est précisément ce qui se produit dans nos rapports avec les esprits des hommes décédés, dans tous les cas où un médium peut servir d'intermédiaire entre les deux "humanités", la visible et l'invisible. Dans les phénomènes spirites, deux mondes dont l'organisation et les lois reconnues sont différentes, entrent en contact et sur cette ligne, cette frontière qui les sépare mais qui s'efface, le penseur voit s'ouvrir des perspectives infinies. Il voit se dessiner les éléments d'une science de l'univers beaucoup plus vaste et plus complète que celle du passé quoiqu'elle en soit le prolongement logique. Et cette science ne vient pas détruire la notion des lois actuellement connues, mais l'élargit à de vastes proportions (note de l'auteur : de même façon que les théories de la relativité n'ont pas réduit à néant celles de la physique classique fondée sur l'espace euclidien - toujours valable à notre échelle- mais les ont élargies, étendurs et appropriées à une échelle beaucoup plus vaste)."
Cette vision d'une science unifiée, unifiante, de l'univers, conçue aux environs de 1900, est bien la même, reconnaissons-le, que celle des plus avancés scientifiques actuels... qui admettent tous que la matière ne se limite pas à ce que nous en voyons, savons ou pouvons capter sur des instruments par nous fabriqués. De là à admettre qu'il y a réellement un monde invisible, il n'y a qu'un pas...
Car ce que capte le médium pourrait bien être une forme d'énergie. Ce qui impliquerait d'admettre que la survivance se ferait sous forme énergétique, sous une forme ou une autre (lumineuse, calorifique ?). On sait que l'énergie se conserve ; on peut aussi démontrer que l'énergie conserve des informations. On peut donc envisager qu'elle puisse être le support matériel de ce qui a fait un individu, de la somme des informations qui ont constitué son individualité.
Hélène Renard, l'Après-Vie
19 novembre 2009
La Grand Livre de la Géobiologie
Tracassée, fatiguée par un week-end travaillé, physique et prenant... J'ai passé la journée à retrouver mes "vieilles" habitudes. J'ai dépoussiéré de la bibliothèque le "Grand Livre de la Géobiologie" de Vincent Weber, à bien y réfléchir je ne vois de "grand" que le nom, mais cela m'a permis de remettre la main sur mon pendule, sage initiative...
Ceci dit, la chaîne s'était décollée du cristal et je l'avais recollée à la super-glue. Il m'a confirmé qu'il fonctionnait encore très bien. Mais il s'est vite redécollé, si je dois m'en servir, c'est pour le trimballer partout... Je crois que je vais devoir changer de modèle.
Réseau Hartman, failles géologiques, j'ai commencé à quadrillé la maison, mais je suis dans une impasse. Ce livre reprend les bases de la géobiologie de façon plutôt superficielle, et les solutions proposées consistent à acheter tel ou tel gri-gri, forme géométrique dans un matériau spécifique sans doute efficace mais onéreux. Acheter, toujours acheter... Ne peut-on rien faire ? Ne parlons pas de la timide exploration des couleurs adaptées aux pièces ou même du feng-shui, ils n'ont certes pas la prétention d'être des chapitres développés, mais ne vaudrait-il mieux pas les évoquer que de donner des informations si partielles qu'elles s'en trouvent faussées ? Construire sa maison devant une rivière (sans tenir compte des points cardinaux), mettre du orange dans une salle de bains (et donc mélanger le feu et l'eau, cocktail détonnant !)... Ne pas fumer, ne pas manger de graisses, ne pas boire de café... Merci le livre.
Bon, vous l'aurez compris, je ne suis pas emballée. Mais je vais aller m'acheter un nouveau pendule.

21 juin 2009
Lune Bleue #3
Toute l'équipe de rédaction de Lune Bleue est heureuse de fière de vous annoncer la sortie du "mag des païens d'aujourd'hui" #3, daté de Litha 2009 !
Au sommaire : un dossier spécial consacré à l'artisanat païen, une rencontre avec l'auteur Christopher Penczak, des pas-à-pas pour créer une baguette, des bougies ou un bâton de pluie, un zoom sur la mélisse officinale, sur les Sheela-na-Gig... En bref, 56 pages de réjouissances païennes !
Clic sur l'image !
Joyeux Litha à tous !
22 mai 2009
Le rayon au fond, à gauche
La dernière fois que j'avais jeté un oeil à ce que la bibliothèque locale pouvait me proposer, c'est-à-dire au rayonnage "religions et spiritualités", j'étais partie en courant après avoir croisé le mot "Dieu" sur les 3/4 des tranches.
Cette fois au détour d'une étagère, bien cachés, j'ai déniché les livres classés dans "contes et mythes" et là, c'est devenu nettement plus intéressant. Et après conseil pris auprès du personnel, qui m'était soudainement devenu sympathique, je me suis trouvée dans une arrière-salle bondée de bouquins, le "fond local". La petite caricature de bibliothécaire qui se trouvait là (petite, ridée, lunettes, chignon) m'a affirmé qu'elle possédait des ouvrages très intéressants sur ce thème mais que beaucoup étaient sortis, concluant "Ca doit être une mode en ce moment".
Sur ces bonnes nouvelles, je suis repartie avec 3 lectures pour 3 semaines. Ca tombe bien, je comptais faire une pause dans l'ABC de Valiente. C'est très intéressant, mais un peu assommant d'enchaîner les thèmes comme ça, à la chaîne, sans suite logique (autre qu'alphabétique).
Me voici donc avec un livre qui ne prend pas parti pour ou contre les croyances ridicules de nos aïeux qui, s'ils n'étaient pas stupides, étaient quand même naïfs, superstitieux et fantaisistes (c'est ce que les premières pages dévoilent... Mais ce n'est pas complètement dénué d'intérêt pour autant, tant pis, il faut prendre sur soi et faire abstraction) : Vieilles Coutumes Dévotieuses et Magiques du Périgord de Georges Rocal aux Ed Pierre Fanlac.
Un recueil de contes par Pierre Dubois, le célèbre Elficologue (ça c'est du métier, j'adore) : Contes de Sorcières et d'Ogresses aux Ed Hoëbeke. Et un livre qui va me permettre de préciser mes questionnements d'Imbolc (j'espère) : Le vrai Gargantua, Mythologie d'un Géant de Guy-Edouard Pillard chez Imago.
Rendez-vous dans 3 semaines pour un compte-rendu !
29 avril 2009
Lecture à la source
J'ai mis la main sur plusieurs livres intéressants pendant les vacances, notamment la Magie Naturelle de Nigel Pennick qui me semble simple, pratique et précis, dans une bouquinerie pour trois fois rien. J'ai aussi étoffé ma bibliothèque de Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes, je crois que j'ai très envie (besoin ?) de lire les livres qui ont inspiré tant d'auteurs et d'études. Et puis j'ai fini par craquer et desespérer de feuilleter un jour Vivre la Tradition Celtique au Fil des Saisons avant de décider de l'acheter ou non, alors j'ai validé mon panier Amazon...
Dans lequel j'ai préalablement ajouté An ABC of Witchcraft Past and Present de Doreen Valiente. J'avais été très touchée par l'interview que j'avais lue sur le site de Lune, Le Sidh, je ne saurais dire pourquoi, ses mots "font du sens" comme disent les anglicistes, ses idées me parlent. Et c'est l'une des meilleures surprises parmi ces bouquins (je vous dispense de la liste exhaustive), la couverture me laissait dubitative, mais les premières pages me happent.

J'aurais eu l'encéphalogramme plat pendant quelques semaines d'Ostara à Beltaine, mais les énergies vénusiennes qui se mettent en place m'emportent dans le tourbillon du printemps et des renaissances !
En parlant de Lune, de renaissance et d'énergies vénusiennes, mon blog païen favori semble reprendre du service !
Excellente nouvelle ! :)
02 mars 2009
... et les Brumes d'Avalon
Ayant à peine terminé les Dames du Lac, je suis restée sur ma faim, et j'ai enchaîné directement avec la suite, les Brumes d'Avalon.
D'ailleurs, j'ai lu quelque part que dans la version originale anglaise, il ne s'agissait que d'un seul et même livre. Livre de 1000 pages au lieu des 800 françaises, dans une casse plus petite, ce qui explique que de longs passages ont été coupés dans l'interprétation française, des passages qui auraient été intéressants pour éclairer la situation politique de l'époque, là où l'essentiel du récit se situe dans les intrigues amoureuses, les potins de la cour et les descriptions de paysages et de tenues pour jeune adolescente fleur-bleue. Sans doute était-ce un parti pris du traducteur, qui a peut-être voulu accentuer ainsi celui de Marion Zimmer Bradley, de raconter la légende arthurienne au travers du rôle des femmes (Morgane en premier plan mais aussi Guenièvre l'épouse d'Arthur, sa mère Ygerne, ses tantes Viviane et Morgause).
Concernant la fiabilité historique du récit, cela ressemble donc à du Markale au féminin. Mais l'un comme l'autre, sont sans doute une meilleure façon de s'initier aux légendes du cycle arthurien que d'attaquer direct par la mythologie celte. Cela tisse la toile de fond, reste maintenant à détailler les différentes facettes de l'histoire pour y trouver une parcelle de vérité.
Et ce n'est pas complètement désagréable, de se plonger ainsi dans le quotidien moyen-âgeux et d'imaginer les mets qui étaient servis à table d'ordinaires ou pour les jours de fêtes, les bijoux qui venaient orner les dames ou les tenues modestes qu'elles leur préféraient, les rapports qu'entretenaient entre eux les chevaliers, les duchesses, les héritiers et les suivantes, et peut-être plus encore d'imaginer l'initiation des prêtresses au service de la Déesse sur l'île d'Avalon, la musique des Druides à la harpe, le Petit Peuple aux aguets, les brumes surnaturelles qui rendaient l'île inaccessible aux profanes...
Surtout quand au quotidien, le stress gagne du terrain et qu'il déteint sur tout, l'humeur, la santé, l'efficacité...
En résumé si je devais le conseiller, je le ferais sans hésiter pour une adolescente souhaitant s'initier doucement aux légendes païennes ; je serais moins enthousiaste pour l'étudiant désirant se documenter sérieusement sur le cycle arthurien. Sauf si c'est une femme et qu'elle a envie, un temps, de s'évader de son quotidien...
19 février 2009
Les Dames du Lac
Après avoir rencontré ce nom de nombreuses fois sur internet, j'ai attrapé deux livres de Marion Zimmer Bradley dans une bouquinerie. Je suis donc plongée dans "Les Dames du Lac", un roman qui retrace la légende arthurienne. Bien que je trouve le style assez lourd dans les descriptions romantico-neuneus, c'est assez plaisant d'avoir la moitié du cerveau perdu dans les brumes d'Avalon.
D'autant que ces temps-ci, des ennuis de santé dans la famille me minent un peu le moral, donc je n'ai aucune envie d'une lecture qui sollicite davantage mes neurones...

Morgane La Fey par Frederick Sandys
08 février 2009
La Cabale, eurêka !
Internet est sans conteste une base de données formidable. Je m'imagine mal en sorcière du siècle dernier, courant de biblothèques régionales en rares librairies spécialisées à la recherche du livre qui m'aidera à trouver un chemin pour répondre aux questions existentielles qui m'empêchent de vivre légèrement.
Mais c'est aussi un très grand bazar où l'on trouve tout et rien, des étudiants qui s'auto-proclament professeurs, des débats inutiles pour savoir qui de la poule ou de l'oeuf... des opinions très subjectives qui sont autant d'entraves à l'apprentissage véritable.
Certes, je n'ai pas le sentiment d'avoir totalement perdu mon temps cette année passée en m'intéressant au Petit Peuple ou à la mythologie celte mais, concernant cette dernière, elle m'apparaît aussi rébarbative que l'était l'Histoire sur les bancs de l'école. Une suite de noms, de lieux, de dates, de combats, impossibles à retenir... Qui plus est, totalement dénuée de sens pour quelqu'un qui, comme moi, ne sait rien des symboles évoqués par les mythes.
J'ai aussi le sentiment de m'être un peu égarée dans des préoccupations matérielles relevant plus de la déco intérieure que de la quête spirituelle. Je ne crois pas trouver aucune solution en attachant autant d'importance aux objets.
Je crois aussi ne pas être wiccane, et n'avoir envie de faire aucun effort pour le devenir. Appartenir ou pas à une quelconque religion, aussi libre soit-elle, m'est d'ailleurs indifférent à l'heure actuelle. Je ne suis même pas sûre d'être païenne ; encore saurais-je ce que signifie "être païen" à notre époque ? Si c'est simplement aimer la Nature, la respecter et tenter de vivre en harmonie avec elle autant que faire se peut, alors je dois être païenne.
J'ai enfin retrouvé mon chemin en ouvrant "La Cabale Mystique" de Dion Fortune, qui fut l'élève d'un Temple resté fidèle à l'un des fondateurs de la Golden Dawn (Mathers pour ne pas le citer). Je ne sais rien de celle-ci, mais ce que découvre sur la Cabale correspond en tous points, il me semble, aux pièces du puzzle qui me manquaient jusqu'alors. Je retrouve par la même occasion la passion qui animait ma quête il y a quelques mois, et qui s'était un peu perdue ces temps-ci, assommée par la somme de mythes à ingurgiter pour espérer ne pas me tromper en invoquant telle ou telle déïté à l'heure H du rituel magique.
Laquelle de la Cabale ou de la Kabbale est un code chiffré caché derrière les mots, laquelle est la mystique hébraïque dont l'Arbre est tiré, impossible de le dire, mes différentes lectures ne s'accordent pas sur l'orthographe.
Peu importe. Je tiens là une clé, et pas des moindres, je le comprends à chaque ligne.
La lecture de cet Arbre semble nécessiter certaines des connaissances que j'ai acquises (par l'astrologie notamment, ou en apprenant quelques notions sommaires d'alchimie) complétées de celles que je ne comprends pas encore, en me donnant les moyens de les identifier. Si mon intuition me dit vrai, j'en ai pour quelques années sur le sujet !
Par la même occasion, je crois enfin saisir l'utilité de l'Initiation.
Ca tombe bien, je sais où m'adresser, je n'ai plus qu'à agir.
Je crois qu'Imbolc est vraiment mon Sabbat préféré :)
Un petit extrait, avant que je ne vous abandonne pour plonger dans la suite... Je crois que beaucoup d'internautes intéressés par les recherches occultes feraient bien d'en prendre de la graine (moi la première) !
"Aucun étudiant n'avancera jamais dans son développement spirituel, qui va de système en système ; s'attachant d'abord à quelque maxime du New Thought, ensuite à quelque exercice respiratoire ou à quelque posture de méditation, enfin aux élans de la prière mystique. Chacune de ces méthodes a sa valeur, mais celle-ci ne peut être atteinte que si le système est suivi en entier. Ce sont des étapes de conscience, qui visent à développer graduellement les pouvoirs de l'esprit. Leur valeur ne consiste pas tant dans les exercices prescrits considérés comme des fins en soi, que dans les pouvoirs qui en résulteront, si on persévère à les accomplir. Si nous prenons nos études occultes au sérieux, et non comme un vain plaisir littéraire, nous devons choisir notre route, et y marcher constamment jusqu'au but, si ce n'est jusqu'au terme final, au moins jusqu'à des résultats pratiques et un éclaircissement de conscience. Quand ceci a été obtenu, nous pouvons alors, non sans avantage, faire l'expérience d'autres méthodes employées sur d'autres sentiers, construire une technique éclectique, une philosophie générale ; mais l'étudiant qui veut être éclectique, avant d'être devenu un expert, ne sera jamais qu'un jongleur".
24 novembre 2008
Sous un arbre...
"Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l'arbre".
(Jean Chalon)
Pas beaucoup de temps à moi ces temps-ci, mais j'essaie d'en garder un peu pour lire, et je découvre Markale alors qu'il découvre l'Autre Monde...
12 octobre 2008
Jardinages
En regardant le jardin de l'autre
"Donne à l'idiot mille intelligences, et cest la tienne qu'il voudra", dit le proverbe arabe. Nous commençons à planter le jardin de notre vie et, regardant à côté, nous voyons que le voisin est là, à épier. Il est incapable de faire quoi que ce soit, mais il se plaît à se mêler de la façon dont nous semons nos actions, plantons nos pensées, arrosons nos conquêtes.
Si nous prêtons attention à ce qu'il raconte, nous finissons par travailler pour lui, et le jardin de notre vie sera une idée du voisin. Nous en oublierons la terre cultivée avec tant de sueur, fertilisée par tant de bénédictions. Nous oublierons que chaque centimètre de terre a ses mystères, que seule la main patiente du jardinier peut déchiffrer. Nous cesserons d'être attentifs au soleil, à la pluie et aux saisons - pour nous concentrer uniquement sur cette tête qui nous épie par dessus la clôture.
L'idiot qui adore se mêler de notre jardin ne soigne jamais ses propres plantes.
Paulo Coelho, Comme le Fleuve qui Coule
J'aime bien Paulo Coelho ; d'aucuns trouveront son style un peu (trop) simple, mais je trouve toujours ses textes pleins de poésie, d'optimisme et de bon sens. L'Alchimiste est arrivé à point nommé quand des scientifiques avaient tué dans l'oeuf tous mes embryons de théories spirituelles.






