04 novembre 2009
Valériane
A la veille de Samhain, c'était sans doute l'une des plus belles journées de l'automne... Et c'était ma première récolte de racine, la jolie Valériane. C'est nouveau pour moi, je l'ai préparée au feeling, le sort en est jeté !
Valériane, camomille... Si avec ça je ne suis pas zen cet hiver, je ne sais plus quoi faire !
16 juin 2009
Le Jardin des Sorcières
Ca faisait un petit moment que j'étais curieuse de le voir, ce "Jardin des Sorcières" caché dans un parc panoramique, dans un village surplombant la Dordogne et la Vézère, à quelques dizaines de kilomètres d'ici. J'ai profité d'une "Journée des Tisserands et des Vanniers" pour faire le déplacement, d'autant qu'il y était question de la teinture textile à base de plantes et que là aussi, ça me rendait très curieuse.
Le "Jardin des Sorcières" en lui-même ne vaudrait pas forcément un long détour ; on y trouve les Simples classiques (sauge, mélisse, menthe...) et quelques panneaux explicatifs, mais petite déception, il ne doit pas être plus grand que 10 x 5 mètres. Tout juste est-ce utile pour les néophytes qui veulent se familiariser avec ces plantes, apprendre à les reconnaître. Toutefois le parc en lui-même vaut vraiment le coup d'oeil avec ses arbres majestueux et son "Jardin d'Eau" et, malgré la pluie, la fête a tenu ses promesses !
11 mai 2009
Camomille
L'année dernière, c'était la première fois que je plantais de la camomille. Elle était là (en rouge) :

Puis elle a disparu au cours de l'été et j'étais assez desespérée, ayant lu que c'était la deuxième année que la vraie récolte devenait possible.
Mais en début de printemps, j'ai vu plein de jeunes plants repousser à côté, et la voilà devenue immense, envahissant littéralement le potager.
Y a pas à dire, les Simples poussent vraiment comme des mauvaises herbes !

09 mai 2009
Tout le Bonheur du Monde
Quand j'ai dit à mon fils de 6 ans que les trèfles à 4 feuilles étaient rares et que je n'en avais jamais trouvé de ma vie, il en a fait une affaire personnelle et s'est aussitôt mis en quête.

C'est le 4ème qu'il trouve en 2 jours. Il en offre généreusement à qui en veut.
Alors je lui ai demandé son secret. "Il faut regarder là où tu crois quil y en a".
Il a de l'avenir, ce petit ! :)

24 septembre 2008
Huile de Millepertuis
Pendant l'été, environ 4 semaines après Litha, j'ai passé ma première huile de millepertuis, non sans une certaine émotion :). Filtrage avec passoire et essuie-tout, je ne m'attendais pas à une couleur si rouge pour une plante jaune !
On m'a dit que l'huile de pépins de raisin n'était pas adaptée, car elle devenait rance trop vite, je n'aime pas son odeur, mais pour cette année elle sera comme ça... Si vous avez des connaissances ou expériences à ce sujet, merci d'avance de partager !
J'ai bricolé un bouchon en liège, il est possible que son étanchéité fasse défaut, mais j'aimais tellement ce flacon et sa contenance était si parfaite, ça ne pouvait être que lui !
Je l'ai testée peu de temps après sa préparation en me brûlant avec une poêle pendant que je cuisinais... Je crois que parfois, j'ai vraiment la tête en l'air quand il faudrait avoir les pieds sur terre !
Son application a soulagé la douleur instantanément, puis il est resté une trace marron pâle qui a vite disparu.
Pour l'année prochaine, je planifie dès aujourd'hui la mission Calendula ! La petite commencera à marcher... Armons-nous !
21 juin 2008
Litha : cueillette du millepertuis.
J'irai demain, à l'aube, cueillir le millepertuis et chercher l'eau lustrale.
Le millepertuis au jardin, plante solaire de Litha par excellence, et la camomille en fleurs.
Je me réjouis de sentir la naissance du jour estival, de voir l'éveil de la nature et d'entendre la frénésie des oiseaux. J'irai près de mon ruisseau favori, un lieu où l'énergie semble m'aspirer.
Ce n'est pas à proprement parler de l'eau lustrale que je mets sur mon autel, c'est de l'eau de source, mais j'essaierai de récupérer la rosée pour de futurs rituels plus avancés.
Pour celles et ceux qui, comme moi, entreprennent leurs premières cueillettes, voici quelques extraits d'un petit livre issu des éditions artisanales de l'encyclopédie d'UTOVIE (40 - Bats) sur les Plantes Médicinales (sous-titré "précis de phytothérapie simplifiée"), écrit par Moutsie. J'espère que vous aurez le courage de lire car c'est très intéressant !
Quel est le meilleur moment ?
Les parties aériennes des plantes sont particulièrement chargées de suc le matin. C'est donc le meilleur moment de la journée pour en faire la récolte.
Si vous voulez les conserver, surtout attendez que les plantes aient pris le soleil, car la rosée du matin les a humidifées et cela sera néfaste au séchage. Mais si la matinée se termine, vous pouvez encore les cueillir dans la journée.
Cueillez les plantes aromatiques (thym, romarin, lavande), riches en essences odorantes, lorsque le soleil est au zénith : le thym cueilli sous le soleil sera beaucoup plus parfumé que le thym cueilli sous un ciel couvert.
La présence du soleil est préférable pour la récolte, mais la lune peut aussi être prise en compte : en lune montante (avant la pleine lune) la sève monte dans la tige, c'est donc une période plus bénéfique que la lune descendante, puisque la sève redescend dans les racines. (...) On évite de cueillir le lendemain d'une journée de pluie. Les plantes sont gorgées d'eau, moins riches en principes actifs et surtout plus difficiles à sécher. (...)
Comment s'y prendre ?
Il est important d'évaluer la quantité de plantes à cueillir puisque celles-ci, sèches, ne se gardent qu'un an. Les plantes qui seront bues pour la tisane quotidienne sont bien sûr cueillies en plus grande quantité que celles qui constitueront une réserve pour la "pharmacie" en attendant la prochaine grippe... (...)
N'utilisez jamais de sacs plastiques : les plantes s'échauffent très vite, transpirent et noirciront au séchage. leur valeur curative en sera donc fortement atténuée. (...) Comme pour les champignons, les paniers en osier restent préférables afin que les plantes ne s'échauffent pas, surtout si elles doivent attendre quelques heures avant d'arriver sur leur lieu de séchage. La taie d'oreiller en coton accrochée à la ceinture (...) s'avère très pratique pour avoir les deux mains libres. Le sac en papier peut aussi être utilisé ; on le laisse ouvert pour que les plantes puissent respirer.
Les plantes ramassées pour la salade ou la cuisine peuvent être mises dans le même panier. Sinon, ne mélangez pas les différentes plantes ni lors de la cueillette, ni lors du séchage afin de ne pas mélanger aussi leurs différents principes actifs.
Choisissez les plus belles plantes, en rejetant celles qui sont salies, difformes, parasitées, rouillées, et préférez les plantes qui croissent éloignées les unes des autres. (...)
Afin de vous éviter de retrier vos plantes lorsque vous arriverez à la maison, et pour faciliter le séchage, ceuillez tout de suite la partie de la plante dont vous avez besoin. Les feuilles et les fleurs sont cueillies sans la tige. Pour les sommités fleuries, on ne coupe que les dix premiers centimètres avec un bon sécateur : les tiges ayant des réserves nutritives, la plante serait beaucoup plus longue à sécher et certaines se dépêcheraient vite de faire leurs graines avant de se dessécher. C'est leur instinct de survie !
La récolte directe de la partie de la plante nécessaire demande plus de temps que la cueillette de la plante entière. Mais elle favorise l'élimination des éléments étrangers (mauvaises herbes, terre sur les feuilles, insectes etc.) et, en arrivant à la maison, vous pourrez directement out faire sécher. néanmoins, vous étalerez les plantes sur une table pour faire une rapide vérification de la bonne identité et de la qualité des plantes et redonner la liberté aux individus à six pattes qui se seront laissés enfermés par mégarde !
Le séchage, quelques consignes
Ne jamais laver les plantes que vous voulez conserver : c'est la raison pour laquelle il faut être très vigilant lors de la cueillette et ne prélever que les plantes qui ne sont pas salies par la terre, la poussière ou par la pollution.
Ne jamais les faire sécher en plein soleil, ni au four, les industriels le font, mais pas vous ! Les plantes y perdent une grande partie de leurs principes actifs.
Les mettre à sécher le plus rapidement possible, c'est-à-dire dès le retour à la maison.
(...) Pour que les conditions de séchage soient optimales, les plantes doivent bénéficier d'une circulaton d'air, de chaleur et d'obscurité. Elles doivent être sèches dans les 2 à 5 jours qui suivent leur collecte.
Que Litha vous incite à cueillir, à ritualiser ou à vous regrouper, je vous souhaite que l'énergie du solstice vous emplisse de joie pour les semaines qui viennent !
23 avril 2008
Au jardin...
Il ne fait toujours pas un temps printanier, mais les jours passent ! Il est temps de planter, et le petit jardin prend forme. J'ai trouvé des plants bios sur le marché : camomille, sauge, millepertuis, thym... Entre-temps, on m'a dit que la sauge et la camomille ne faisaient pas bon ménage, je réfléchis donc à l'implantation d'un jardin "humide" pour la camomille et la mélisse.
Comme un encouragement, j'ai retrouvé mes plantes séchées de la saison 2006 ! Deux déménagements plus tard, je constate avec bonheur qu'elles ont dû être conservées dans des conditions optimales, si j'en juge à leur odeur. Verveine, sauge, thym... Il me reste à remettre la main sur la menthe poivrée, mais déjà je suis plutôt contente de retrouver ces petits trésors après tant de temps et de remue-ménage, je vais pouvoir essayer cette délicieuse recette qui me nargue les papilles !!
Aujourd'hui, je m'attaque aux parterres fleuris ; je vais fleurir mon autel de jardin, et semer des mélanges de graines, j'aime l'effet de surprise qui va en découler et la part laissée au hasard !
D'un point de vue bio-dynamique ou astral - question de vocabulaire - cette semaine est assez favorable aux plantes, avec notamment un jeudi matin très propice pour agir sur toutes plantes (semis, plantations, soins...), ce qui est plutôt rare. Profitez-en si vous cultivez votre jardin ou votre balcon !
Je ne sais pas si c'est le climat ou bien le fait de mes plantations, mais les perce-neige attendus pour Imbolc viennent tout juste de fleurir ! Je n'y croyais plus !
Ce qui rappelle à ma mémoire que Beltane approche ; je crois que ce nouveau Sabbat m'inspire nettement moins que les précédents. Il semble d'essence vénusienne, c'est peut-être parce que ces énergies me correspondent peu, bien que je les admire ! Il va falloir que je lise à pas mal de sources différentes pour trouver quelque chose qui m'interpelle...
En parlant de lecture, j'ai terminé le livre de Mikhael d'Estissac "De l'usage des herbes, poudres et encens en magie". Depuis, j'ai lu des critiques assez virulentes à son sujet, notamment concernant des informations sur certaines plantes qui seraient de véritables inepties. Mais pour ma part, avec mon niveau de connaissance, il va m'être très utile. Ne serait-ce que pour comprendre comment agissent les correspondances en magie, ce qui ne m'était pas apparu évident d'emblée. Et puis je ne peux qu'apprécier les correspondances planétaires, qui pour moi sont gages de compréhension, c'est comme une lumière qui serait faite sur des propriétés un peu obscures des herbes et encens...
J'ai enfin fini d'aménager ma chambre, et mon autel. Je l'avais mis à hauteur du sol, mais je l'ai vite regretté. Un jeune enfant qui passait à la maison s'est aventuré par là et a renversé mon bol d'eau. Celui-ci est tombé sur mon Tarot of the Old Path. J'ai découvert cela hier en déplaçant le tout, car je n'étais pas là pendant cette mésaventure, et les cartes n'ont pas dû être essuyées correctement tout de suite, elles ont un peu souffert de ce bain... Ironie ? Je ne les avais pas consacrées, peut-être est-ce un signe... J'espère qu'elles resteront utilisables !
J'ai finalement opté pour un autel aménagé sur une étagère d'angle, au-dessus d'un meuble de rangement à tiroirs pour les instruments utiles, et j'ai également gardé la table (très) basse pour pouvoir le déplacer lors des Sabbats. Je finirai bien par lui trouver sa place d'ici Yule !









