L'Atelier enchanté

Le blog d'une apprentie sorcière

16 octobre 2009

Digestion...

4mp0d9vl1
Jolie photo piquée chez ElleN

Est-ce l'automne ? L'envie revient, timide...

Ma fille a grandi ; elle marchera bientôt. A cet âge où tout est découverte, où la Vie s'ouvre à elle, chaque instant est important, elle a besoin de ses parents pour ce qu'elle deviendra. Ce sont des moments uniques, immanquables, il n'y aura pas de deuxième chance...

J'ai fêté Mabon dans la nature, je me suis complètement loupé, j'ai des progrès à faire. Je vais tenter de célébrer chaque sabbat dignement cette année, je l'ai déjà dit, mais c'est ma priorité absolue, avant les livres, avant les théories, et loin devant les forums. Ne m'en voulez pas si je ne viens plus vous voir, la vie est courte, internet est un mange-temps.

Je ne veux plus me promener en campagne en pensant à la prochaine note de blog que j'écrirai, comme le remarquait Sine, un jour sur le sien. Je ne veux pas justifier mes croyances, mes pratiques, à des personnes plus (ou moins) expérimentées sur les forums. Je ne comprends pas l'orgueil et l'agressivité dont regorgent les forums païens (à part une petite taverne sympathique, mais pour laquelle je n'ai plus de temps non plus, malheureusement). Est-ce parce que la spiritualité comporte implicitement les notions de savoir, de connaissance, que l'orgueil tient une telle place, que les esprits s'échauffent là où il serait si simple de se contenter de partager ? J'ai frappé à une porte pour recevoir une initiation wiccane, je n'ai pas reçu la moindre réponse, silence radio, j'en douterais même que ce timide appel ait vraiment existé, il m'avait pourtant semblé en avoir l'envie, mûre, réfléchie... ?

J'aimerais consacrer du temps à l'artisanat païen comme le titre de ce blog le suggère, ce sera sans doute pour plus tard, quand ma vie sera mieux rangée. J'ai commencé mes PIF, Faëlle, RayondeLune, manifestez-vous pour que je récupère votre adresse ! Il était question d'un troisième troc avec Lune, si tu passes par ici et que cela t'intéresse toujours, fais-moi signe.
Séléna je ne t'oublie pas non plus, tu es là, quelque part, dans mes pensées lointaines...

J'ai aussi réfléchi à mon métier, je finissais par culpabiliser d'être dans le commerce. Mais je l'aime ce métier, je me suis battue pour vivre de ma passion. Je vends des accessoires créatifs pour écrire des albums de famille et finalement, je n'ai pas de problème avec ça. Cela m'a demandé une certaine gymnastique mentale, certes il y a des métiers plus compatibles avec une envie de décroissance et de retour à une forme de "sources", mais il y en a tant de pires... Un jour, peut-être, je vivrai dans un éco-village, mes moindres faits et gestes seront écologiquement réfléchis, ce n'est pas aujourd'hui et ce n'est pas mon objectif premier.

Les portes réelles (vs "virtuelles") de la Wicca étant hermétiquement closes, la synthèse de mon parcours spirituel rappelle à ma mémoire la Kabbale. Elle comporte des symboles que je connais un peu, car ils sont communs à l'astrologie, l'art spirituel que je connais le mieux, même si ma maîtrise n'en est pas parfaite (d'ailleurs peut-elle l'être ?). Elle comporte une classification des plantes magiques qui me semble cohérente et compréhensible. Je crois que c'est ce vers quoi j'aurais tout intérêt à me tourner. Aussi, je vais sûrement bientôt vendre des livres qui sont loin des réponses aux questions que je me pose, quoique les forums aient pu me faire croire.

Digestion en cours, la suite s'écrira...

Posté par Faoni à 13:46 - Un autre regard - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 août 2009

Blog en (longue) pause

"Théories", la suite... La rencontre avec les Païens de l'Ouest m'a fait progresser à bien des égards. J'ai notamment constaté que j'évoluais, à travers ce blog, dans un monde pas si virtuel que ça.
Mais je n'ai jamais le temps pour la pratique rituelle, j'ai rarement le temps d'aller me promener seule dans la Nature, je n'ai jamais le temps pour lire les livres qui patientent dans ma bibliothèque... Le temps il suffit simplement de le prendre hein, donc je mets ce blog en pause jusqu'à ce que l'envie me revienne, le temps de mettre de l'ordre dans ma vie et dans ma pratique spirituelle.

Soyez bénis !

DSCF3641

Posté par Faoni à 23:00 - Un autre regard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juillet 2009

Théories

Est-ce la préparation du magazine qui m'a épuisée ? Est-ce une situation professionnelle chargée et en pleine mutation qui absorbe toute mon énergie ? Est-ce parce que je ne peux partager ma spiritualité avec aucune autre personne dans la "vraie vie" à savoir non-virutelle ?
Je ne ressens aucune envie de parcourir le web païen ces derniers temps. Pire, je n'ai aucune envie d'ouvrir un livre. Je crois que je sature de théories, j'ai besoin de donner du sens pratique à ce que je ressens. Il me semble qu'il faut du temps, et qu'il faut que je trouve des connections dans la réalité quotidienne. J'ai sûrement besoin d'une période de contemplation, voire d'abstention, pour comprendre le sens que je dois donner à mes actes, afin qu'ils soient en adéquation avec mes pensées, autant que faire se peut.
Il me tarde de rencontrer les "Païens de l'Ouest" fin juillet, d'échanger de vive voix. Pour le reste, il faudra sans doute un peu de temps.

Posté par Faoni à 00:32 - Un autre regard - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2009

Retour en douceur...

Après quelques vacances, j'ai rattrapé un peu le temps après lequel je cours toujours, j'ai rempli ma bibliothèque de bons livres, je me sens apaisée.

Me voici de retour, la tête pleine d'envies et d'idées fraîches, et pour fêter ça, une nouvelle déco de printemps !

Par la même occasion se trouve installé un module de newsletter automatique, pour être informé par email de chaque nouvel article sur ce blog, si ça vous dit.

Posté par Faoni à 22:56 - Un autre regard - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2009

Floraisons

Chaque année, je suis totalement subjuguée par l'éclat éphémère des tulipiers en fleurs. Toute la magie du monde me semble résumée dans ces pétales, qui demain s'envoleront déjà.

Avant qu'il ne devienne un arbre aussi éblouissant lors de l'équinoxe, il faut déployer des années de patience. Mais le spectacle, si bref soit-il, procure un émerveillement intact à chaque tour de roue...

tulipier

Posté par Faoni à 00:32 - Un autre regard - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2009

Reminiscences païennes de Carnaval

A l'issue du Carnaval, le Petassou a été jugé et brûlé en place publique.

petassou

Pétassou est le diminutif de "pétas" : pièce d'étoffe qui sert à raccommoder un vêtement. Le Pétassou est celui qui porte un habit rapiécé. De fait le costume du Pétassou de Trèves était confectionné de centaines de lanières d'étoffes multicolores, rassemblées par petits paquets, que les couturières gardaient des tombées de leur ouvrage. Les garçons, ceux de la classe d'âge, connue depuis le Moyen-Age sous le titre d'abbaye de jeunesse, entre l’adolescence et le mariage, se chargeaient de collecter les "pétas" et les accrochaient sur une houppelande jusqu'à former un accoutrement hirsute et bariolé. La toison d'un homme sauvage ou d'un ours en quelque sorte (l'ours sort de sa caverne pour la Chandeleur, vigile de Saint-Blaise).
Une "blague", une vessie de porc séchée et gonflée d'air était accrochée dans le dos du bonhomme. Celui-ci brandissait un balai de genêt. Il portait un masque grotesque, des moufles, et un chapeau ou un foulard.

Pétassou sortait après la messe au son d'une musique de branle. Il agressait les spectateurs et agitait son balai en courant dans les rues enneigées. Dans l'après-midi, une seconde sortie de Pétassou avait lieu pour accompagner les garçons qui exerçaient leur droit de quête en passant de maison en maison pour recevoir des offrandes en nature, des œufs le plus souvent. Il dansait, courait, virevoltait en aspergeant les badauds. Le costume de Pétassou était brûlé chaque année au Mardi-gras sur un mannequin de paille puis jeté à la rivière. En questionnant une habitante de Trèves au cours d'un déjeuner, j'ai tenté de comprendre ce que représentait la fête du Pétassou. Comme souvent en pareil cas, rien d'essentiel n'a été révélé, mais à la fin du repas, elle me dit : "Lorsque nous étions petites et que notre mère était en colère contre nous, elle nous criait : ah, tracassiers ! vous pourrez préparer des pétas pour Saint-Blaise et lui donner le mauvais sang que vous me faites faire !" [...]. Le sens de ces paquets de chiffons serait alors chargé d'une faute, d'un péché, dont l'envoyeur se déchargerait sur le dos de Pétassou pour qu'il purge la communauté de ses culpabilités. L’homme sauvage serait le " bouc émissaire " en quelque sorte.
Il est évident qu'à Trèves nous avions un fossile vivant, l'exemplaire préservé d'un de ces innombrables bouffons de carnaval, prototype d'arlequin, directement lié au chanvre et aux souffles (la vessie), aux hommes ensauvagés, aux ours. Un ogre primitif , dont on relève la trace des Alpes aux Pyrénées.

Source de l'article : http://www.echosduchanvre.com/N-3/echosn3p2.pdf

L'énergie d'Imbolc se dissipe pour celle d'Ostara, et je n'y suis pas du tout. Je n'ai aucune inspiration, aucune idée, aucune envie, je me sens un peu vide. Je suis contemplative, j'attends. Quoi ? Ce que la contemplation m'inspirera, sans doute !

Posté par Faoni à 23:17 - Un autre regard - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2009

Les oiseaux

Je suis assez touchée de constater que les rapports virtuels ne sont pas si dénués de chaleur. Il suffit de quelques mots glissés ça et là pour qu'aujourd'hui, je me sente un peu moins seule face à mes questions. J'en remercie les auteurs dans leur générosité à me donner de leur temps pour m'aider à y voir plus clair sur ce chemin interminable et passionnant.

Cela n'a rien à voir, mais aujourd'hui en rentrant chez moi, j'ai trouvé deux oiseaux devant la porte, un mâle et une femme merle, visiblement morts. A y regarder de plus près, la femelle était encore en vie, mais tellement figée que je ne donnai pas cher de sa peau, et le mâle semblait raide, coincé la tête à l'envers sous le volet de la porte-fenêtre.

merle
Source image

Je m'en étonne auprès de mon compagnon qui m'explique qu'ils volaient tête baissée vers la porte fenêtre et se sont assommés de toute leur vitesse. Le temps de poser mes affaires, de remettre le nez dehors... Les oiseaux avaient disparu. Je ne pense pas qu'un chat ait eu le temps de les emmener tous les deux sans laisser la moindre plume. Le chien n'avait pas bougé.
Ca s'assomme, un oiseau, et ça repart hop ! après un petit coma, comme si de rien n'était ?
Je suppose que oui, et ce petit couple a éclairé ma journée de sa touchante poésie !

Posté par Faoni à 21:57 - Un autre regard - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2009

Sur le chemin

Voilà, j'ai bien avancé dans la lecture de Dion Fortune, j'ai l'impression d'avoir déjà énormément appris en quelques jours. J'en arrive au stade du bouquin où les Sephiroth sont analysées plus précisément dans leur symbolique. Y a de quoi faire.

D'un coup, j'ai l'impression d'avoir un peu grandi, et paradoxalement je me sens toute petite.
Je mesure le chemin qui me reste à parcourir, et je crois que je prends conscience que cela ne se fera pas sans l'aide d'un initateur, d'un guide. C'est quelque chose qui se planifie, qui demande du temps, de la disponibilité... Et aussi, très certainement, de faire entrer un changement important dans ma vie. Je ne suis pas certaine d'être tout à fait prête, même si aujourd'hui la curiosité et l'envie d'apprendre est la plus forte.
J'ai le sentiment d'avoir trouvé une porte importante certes, mais qu'à peine un peu plus loin s'en cachait une autre, que je ne pourrai franchir seule.
J'ai aussi entendu les avertissements de l'auteur quant à la pratique de la magie, ce qui a pour effet d'enterrer tous mes projets de rituels. La magie n'est pas un jeu, et on ne peut pas manipuler les énergies sans vraiment savoir ce que l'on fait, à la légère. Un ami m'avait déjà mise en garde contre les déséquilibres qui en découlaient, mais je n'avais sans doute pas voulu écouter, toute portée que j'étais par l'enthousiasme des débutants. On trouve tellement de livres faciles d'accès, des rituels "tout faits", prêt-à-servir. En cela la Wicca est peut-être un peu dangereuse, quand elle laisse entendre aux débutants que la magie c'est facile, accessible à tous, sans réelle conséquence, qu'il faut essayer, pour se "faire la main". Est-ce la Wicca qui le dit ou est-ce ce que j'ai voulu entendre ?
J'ai une idée qui se précise du programme qui m'attend pour les prochaines années...

chemin_bois_sl
source image

Posté par Faoni à 00:45 - Un autre regard - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2009

Début d'année accidenté...

Je n'aimais déjà pas beaucoup les débuts d'année.
Il y a 2 ans, alors que je téléphonais gaiement à ma famille pour répandre mes voeux, j'ai appris que mon grand-père avait choisi ce jour pour mourir. Depuis, les 1er janvier me rappellent toujours dans une infinie tristesse qu'il me manque, mon vieux, et que les voeux sont bien insignifiants.

La vie ne tient qu'à un fil, on est sans doute plus proches de l'Autre Monde que ce dont on a conscience. Le destin nous le rappelle parfois sans ménagement.

Au mauvais endroit, au mauvais moment... Il suffit de croiser un chauffard pas très frais le 1er janvier sur la route, pour qu'en une fraction de seconde, la voiture heurte, percute, pivote, tombe... et s'immobilise après ce moment vide de temps, cueillie par une haie miraculeuse.

Merci aux Déités, sous quelque forme qu'elles agissent, pour avoir protégé ma famille, mes enfants si chers, pour nous avoir tous épargnés. Aujourd'hui, je me sens un peu plus vivante, mais l'extérieur de mon cocon me semble plus hostile.

accidentproudhon07

Posté par Faoni à 21:53 - Un autre regard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2008

Joyeux Noël ?

Je suis confrontée au même problème que Rachel pour éduquer mes enfants vis-à-vis de la fête de Noël et de son indéboulonnable mascotte, le Père Noël. J'aurais aimé dire à mon aîné, 6 ans, quand il en avait 2, que c'était une histoire qu'on racontait aux enfants, pour faire vendre des jouets idiots, comme ces publicités qui tentent de lui donner envie de jouets et de nourriture dont il n'a pas envie par lui-même, et surtout pas besoin.

Mais passée la désapprobation glaciale des 4 grands-parents comme un seul bloc, je me suis retrouvée confrontée au problème de l'école. Comment aurait-il vécu cette différence, le fait d'être le seul à ne pas croire en ce merveilleux homme-distributeur-de-cadeaux qu'on voit partout, à la télé, dans les magazines, sur les panneaux publicitaires, dans les dessins animés et même à l'école, pour de vrai. Ce qui reste d'ailleurs discutable dans un système éducatif public qui se veut laïc... Comment aurait-il vécu d'être celui qui met les maîtres dans l'embarras et fait pleurer les autres bambins ?

L'idéal serait aussi de ne pas avoir la télé, mais quand mon petit écran 29 cm était sur le point de mettre un terme à ses bons et loyaux services, les mêmes grands-parents se sont empressés d'installer un 16/9è dans le salon. Et une autre télé dans la chambre de mon bambin, pour laquelle j'ai encore pu m'opposer à une connexion à l'antenne, ce qui en fait un poste à DVDs. Et puis le priver de télé, ne serait-ce pas justement redoubler son intérêt pour cet objet interdit ? Du coup, j'essaie de lui apprendre à prendre du recul ; à toutes les questions qu'il m'a posées sur la publicité (c'est quoi ? ça sert à quoi ?), la réponse a été immuable : "c'est un truc pour te donner envie d'acheter quelque chose dont tu n'as pas besoin", "c'est un truc pour te faire croire que tu en as besoin", etc. et je suis assez fière de voir que les publicités télé le laissent complètement indifférent, quand il ne les méprise pas.

Le Noël le plus conflictuel intérieurement a eu lieu l'année dernière. Il avait alors une nouvelle nounou qui, du haut de son inexpérience et de son manque de sens critique, lui a fait faire sa liste au Père Noël, sans consulter ses parents, sans rien savoir ni de leur budget, ni de leur éthique. (A croire qu'on ne lui avait jamais dit, à elle, que c'étaient les parents les vrais acheteurs de cadeaux). En première ligne : un combiné Télé-DVD Spiderman. Et il ne voulait pas en démordre, c'est CA qu'il voulait. Ce qui aurait fait un parfait exemple de gadget Made in China complètement inutile et au prix exhorbitant pour justifier la présence du personnage à la mode, marketing efficace pour rendre totalement idiot un brave gosse de 5 ans. Je lui ai patiemment expliqué que le Père Noël n'offrait pas tout et n'importe quoi, qu'il avait une éthique, qu'il n'offrirait sûrement pas une télé-DVD à un enfant s'il jugeait que c'était un cadeau stupide, alors que d'autres enfants qui en auraient vraiment besoin en seraient privés. Il était déçu, mais il a accepté. (Et il a changé de nounou).

vbrcw2o7
Source image inconnue

Quand il avait 4 ans, tant qu'on est dans les icônes, il a aussi eu sa période "c'est qui ce mec en slip sur une croix ?" et on ne peut pas nier qu'en France, on croise vraiment Jésus à tous les coins de rue. Je me suis débattue avec des restes d'ancien testament en émettant de sérieux doutes quand au bien-fondé de cette histoire, mais ses questions devenaient très chiantes : "mais pourquoi ils ont tué Jésus ?" - "et d'abord, QUI a tué Jésus ?" (en plus, ça a duré des mois). Résignée, je me suis même demandé si, contrairement à tous mes principes, je n'allais pas lui proposer le catéchisme. Après tout, l'en priver aurait pu lui faire le même effet que la privation de télé, et puis je l'ai bien fait moi, et ça m'a donné de la matière pour mieux m'en détourner à l'âge de raison. Mais récemment, nous sommes entrés dans l'église du village qui était exceptionnellement ouverte (et qui comporte par ailleurs un magnifique autel en pierre sculptée et de jolis vitraux), et j'ai quand même été soulagée, quand les dames de l'église essayaient de lui mettre le grappin dessus en miaulant : "et toi mon garçon, quel âge tu as ? Ca ne te dirait pas d'apprendre l'histoire de Jésus ?", de l'entendre répondre "je ne crois pas, non".

Aujourd'hui quand il me pose ces questions : "mais tu crois vraiment qu'il a des rennes qui volent le Père Noël ?" ou "Et c'est bien vrai qu'il voit tout ce qu'on fait ?" ou encore "Et t'en connais, toi, des enfants qui n'ont pas eu de cadeaux à Noël?" je réponds franchement en essayant de le pousser à réflechir : "C'est vrai, c'est bizarre cette histoire, et toi, tu en penses quoi ?". Pour l'instant, je crois qu'il n'a pas encore vraiment l'intention de cesser d'y croire, parce que je lui tends toutes les perches qui se présentent. Mais je pense que passée la déception, il retrouvera le sourire quand on lui expliquera qu'il continuera quand même à avoir des cadeaux, autant qu'avant. Les grands-parents continueront à se livrer à leur jeu favori "qui fera le cadeau le plus volumineux", ou sa variante "lequel offrira le cadeau qui sera cassé le plus rapidement". Pour ma part, je saute sur l'occasion de le voir lire ses premiers contes pour lui offrir des livres et BD. Qu'il le veuille ou non, le Père Noël continuera à offrir des cadeaux utiles et/ou intelligents AUSSI. Et bientôt il deviendra aussi insignifiant qu'une publicité, je l'espère ! Et plus tard, je lui raconterai la naissance du petit Jésus qui a changé plein de fois de date, la fête du solstice et le repas des fées...

Posté par Faoni à 23:35 - Un autre regard - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »